C’est une décision aussi intime qu’importante, mais elle est à aussi des incidences financières. Avec l’augmentation constante du coût de la vie, planifier ses funérailles ou celles d’un proche en toute connaissance de cause peut faire toute la différence.
L'inhumation
L’inhumation ou enterrement demeure la tradition funéraire la plus pratiquée à travers le globe. Ce procédé repose sur le placement du corps dans un cercueil, lequel est ensuite déposé au sein d’une sépulture — qu’il s’agisse d’une tombe en pleine terre ou d’un caveau en béton — dans l’enceinte d’un cimetière.
Dans quel délai le défunt doit-il être enterré
L’inhumation doit avoir lieu 24 heures au moins et 14 jours calendaires au plus après le décès.
Lorsque des circonstances particulières le justifient, le préfet du département du lieu de l’inhumation peut accorder des dérogations à ces délais.
Nous nous occupons de cette démarche.
Comment choisir le lieu d'inhumation
Nous demandons l’autorisation d’inhumation au maire de la commune du cimetière choisi.
Le défunt peut être inhumé dans l’un des cimetières suivants :
- Celui de la commune où le défunt habitait
- Celui de la commune où il est décédé
- Celui où est situé le caveau de famille.
Il peut aussi être inhumé dans la commune où il a droit à une sépulture de famille.
L’inhumation est aussi possible dans une autre commune, mais le maire peut la refuser.
En l’absence de concession et selon la volonté de la famille, il est inhumé gratuitement en terrain communal, dans un emplacement individuel
L'inhumation en terrain privé
Oui, à titre exceptionnel, et sous certaines conditions, il est possible d’enterrer un cercueil ou une urne funéraire dans le jardin d’une propriété privée.
Vous devez demander l’autorisation du préfet du département où est située la propriété.
Cette autorisation ne peut pas être délivrée par anticipation (du vivant des intéressés).
Elle est valable uniquement à titre personnel.
Elle ne donne pas de droit aux autres membres de la famille pour un enterrement dans la même propriété que le défunt.
L’inhumation d’un cercueil ou d’une urne a des conséquences pour le terrain. L’inhumation dans un terrain privé crée une servitude à l’égard des proches du défunt. Ils doivent pouvoir accéder librement à la sépulture pour se recueillir.
Cette servitude est perpétuelle (elle dure indéfiniment).
En cas de vente du terrain, la servitude s’impose au nouveau propriétaire.
La crémation
La crémation ou incinération est un procédé au cours duquel le défunt est exposé à une chaleur intense dans un crématorium, réduisant ainsi la dépouille en fragments osseux. Ces fragments, également appelés «cendres » et réduits en une texture fine, sont ensuite placés dans une urne. La crémation offre une alternative pour les familles qui cherchent une approche plus flexible ou plus personnelle pour honorer leurs proches.
La destination des cendres
Après la mise à la flamme, les cendres sont recueillies par un agent du crématorium puis placées dans l’urne funéraire.
L’urne est identifiée avec le nom et le prénom du défunt, son année de naissance et de décès ainsi que le nom du crématorium où se déroule la crémation.
Elle est remise à la famille ou à un membre de notre équipe avec l’attestation de crémation lors d’un rendez-vous dans un espace dédié à cet effet.
Les crématoriums peuvent garder provisoirement l’urne pendant un délai d’un an maximum afin de laisser le temps nécessaire à la famille de se prononcer sur le lieu définitif de mémoire et de recueillement. En cas de non-récupération à l’issue de cette période, les cendres sont dispersées dans le jardin du souvenir du cimetière.
A la demande de la personne ayant qualité pour pourvoir aux funérailles, les cendres sont en leur totalité :
– soit conservées dans l’urne cinéraire, qui peut être inhumée dans une sépulture ou déposée dans une case de columbarium ou scellée sur un monument funéraire à l’intérieur d’un cimetière ou d’un site cinéraire.
– soit dispersées dans un espace aménagé à cet effet d’un cimetière ou d’un site cinéraire.
– soit dispersées en pleine nature, sauf sur les voies publiques.
Que deviennent les bijoux et autres métaux
Dans le cadre d’une crémation, les objets de valeur, notamment en métal sont soumis à des températures très élevées. Ce processus modifie profondément leur aspect, leur composition et leur structure. À l’issue de la crémation, ils ne sont plus reconnaissables ni exploitables dans leur forme initiale, rendant toute identification ou restitution techniquement irréalisable.
La récupération de ces métaux n’a pas de finalité commerciale. Les sommes issues de leur valorisation sont rigoureusement encadrées et réaffectées à des causes d’intérêt public : elles permettent notamment de financer les obsèques de personnes en grande précarité ou d’être reversées à des associations d’utilité publique. La traçabilité de ces recettes est obligatoire, et leur gestion figure dans les comptes officiels des opérateurs funéraires ou des collectivités territoriales concernées.


